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Vie de Gernier par la troupe des Edulchorés

CE SPECTACLE  EST UNIQUE ! ALLER LE VOIR !

Comment échapper à la tentation malhonnête de vous parler d’un spectacle qui n’a pas encore vu le jour ? Comment décrire, vanter un produit encore en gestation ?

Peut-être en tentant de raconter son point de départ et les énergies qui le font grandir, évoluer, de répétitions en répétitions.

Quelqu’un meurt. Des cartons. Voilà notre premier point de départ : la mort d’un être et le constat banal que de son existence de quidam ne restent que quelques objets, vestiges désuets qu’une vie sans importance. Partir de ces cartons c’est faire acte d’un malaise dans la transmission. Arriver au jour de la mort d’un être et se rendre compte que l’on sait si peu de choses sur lui : qu’il a si peu réussi à en dire, que nous avons si peu réussi à nous y intéresser, à en saisir l’importance. Et ainsi perdre la mémoire ; rup- ture entre deux générations. Perdre le fil qui nous lie et nous enrichit.

Se tourner vers le passé, vers l’immatériel des souvenirs avec toutes les déformations que cela suppose me semble constituer notre première envie. C’est un tremplin, un prétexte pour tenter de pratiquer un « théâtre à l’état naissant », de raconter des tranches de vie, de leur donner chair une fois dernière et de cette manière, de dire notre besoin de raconter des histoires.

Je pense que notre envie de travailler autour de la mémoire s’articule directement au risque présent de sa dégradation. Alzheimer : cette maladie des temps modernes si paradoxale, si dérangeante. Celui qui ne re-connaît plus ses enfants se rappelle des prairies de son enfance, du dialecte de sa région. N’appartenons-nous pas à une génération qui a peur de ne plus se souvenir ? Oublier, et pour se protéger, ignorer.

Avec l’avidité et la passion d’enfants qu’on laisserait jouer dans un grenier, nous plongeons dans la mémoire, en quête de racines, de scènes fondatrices sinon de notre personne, du moins de notre imagi- naire ; du nôtre, comédiens, danseurs, mais plus largement du fond commun d’images, de rêveries autour du passé. Au fond des malles, cela sent la naphtaline ; la désuétude aussi des récits d’enfance de Pagnol. Ce sont des petits riens. Des morceaux d’âme pourtant.

Notre second point de départ, c’est simplement l’envie de travailler ensemble et surtout d’entre-prendre. De se donner les moyens de faire voir le jour à nos rêveries, à nos désirs de jouer, de faire du théâtre, de monter des spectacles. La troupe des EduLchorés a été créée en 2007, mais elle est à effectif variable : autour de ce projet j’ai choisi de rassembler des personnes qui s’orientent vers une professionnali- sation (qui sont dans des conservatoires et écoles de théâtre) et d’autres qui, pour le moment, mènent leurs études dans une autre discipline. Par ailleurs, tous les comédiens/danseurs ont avant tout, même les plus « amateurs » (au sens noble du terme), une formation théâtrale : cela permet d’aborder la chorégraphie comme un matériau expressif et non technique.

Enfin, nous avons la chance de travailler avec un compositeur, Lionel Bourauglisia, qui compose, au fil des répétitions et en fonction de nos propositions, une partition originale qui sera jouée en direct par un quatuor à cordes et l’intervention possible d’autres instruments. Lionel assiste aux répétitions et en est un véritable acteur qui stimule et catalyse la création.

Le processus de création a été engagé en septembre. Nous avons choisi de répéter non pas toutes les se- maines, mais sur des week-ends complets : cela permet un développement plus harmonieux du travail et évite un certain éparpillement. Ce rythme de répétitions est un choix pratique autant qu’artistique.

Vie de Grenier est une création collective avec un chef d’orchestre et cela nécessite un engage- ment total de tous les participants et une action sur l’ensemble du spectacle (création de costumes, de dé- cors, production, communication). Nous avons l’espoir et l’envie de réaliser un véritable travail de troupe et il me semble que ces conditions de création nous le rendraient possible si nos financements nous le permet- tent.

Nous aurons idéalement deux “résidences” dans l’année : c’est à dire des phases longues (une semaine) de répétition sans arrêt à huis clos. Une s’est déjà déroulée en décembre, et une aura lieu en avril. Nous dési- rons fortement avoir la possibilité financière d’assumer ce choix de processus de création. D’autant plus que nous avons trouvé des lieux qui peuvent nous accueillir et permettre à ce projet de se réaliser.

Le travail a commencé depuis quatre mois maintenant et il est très riche. Nous avons donné une répétition publique au profit du Téléthon le 4 décembre au théâtre du Cormier (95240). Du 27 au 31 décembre, nous avons travaillé à Marminiac, dans le Lot (46), accueillis par l’association Faits et Gestes pour une semaine de résidence fructueuse. Au terme de ces cinq jours, nous avons proposé une seconde répétition publique qui nous a permis à nouveau de mettre à l’épreuve d’un public notre travail. Nous espérons, par le biais de Emma Pasquer Directrice de la troupe

LES EDULCHORES AU THEATRE DU CORMIER

LES  3  ET  4  MAI   A   20H30

TARIS   13 €  8 €

Se rendre au Cormier

  • par la route
    depuis Paris : A15 dir. Cergy-Pontoise, sortie n°5 dir. Cormeilles-en-Parisis, suivre la RD 392. Au 10ème feu, tourner à droite pour prendre la rue de Saint Germain, en suivant les indications « Théâtre du Cormier ». Le théâtre est situé au 123.depuis Cergy : A15 dir. Paris, sortie n°5 aussi puis même chemin que depuis Paris.
  • par les transports en commun
    depuis la gare Saint-Lazare, prendre la direction Mantes (via Conflans-Saint-Honorine), Pontoise ou Boissy. descendre à la gare de Cormeilles-en-Parisis. Emprunter la rue située derrière la gare, la rue de Saint Germain en direction de Sartrouville. Le théâtre est situé à 5 à 10 minutes à pieds. Vous pouvez également prendre les lignes de bus 30/19 ou 30/21.depuis la gare de Sartrouville (RER A), prendre le bus ligne 30/19, arrêt « Fauvettes ».

Plan

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